Québec 2025
Qui n’a pas rêvé un jour de voler ou de faire des voyages intemporels!
Il m’arrive parfois de me projeter dans le temps et d’imaginer ce que deviendra notre belle ville.
Voici ma vision de Québec en 2026…
Je constate que tout continue de changer à vitesse grand V autour de nous. La technologie avance toujours en accéléré, l’hémorragie du vieillissement est stoppée et la génération Internet entretient des relations de plus en plus virtuelles. Nous n’avons malheureusement pas appris de notre réalité économique de 2008 et, malgré notre bonne volonté, nous sommes toujours à la merci de l’environnement.
En dépit de tout cela, la région est prospère en tant que grande ville (nord-sud) pour laquelle le fleuve n’est plus un obstacle d’isolement. Depuis plusieurs années, pour attirer de nouvelles entreprises dans notre région, la chambre de commerce, la ville et les entreprises de la Rive-Sud ont collaboré pour offrir des programmes d’attraction de main-d’œuvre des plus révolutionnaires. Notre région a également su travailler sur la qualité de la population en formant des gagnants, en développant leurs connaissances et leurs compétences pour ainsi augmenter leur productivité.
Nous sommes maintenant dirigés par nos enfants - les générations X et Y - et les baby-boomers sont devenus de sages professeurs et des coachs chevronnés préparant la relève par la transmission de leurs connaissances. Mais puisqu’un nouveau travailleur arrive sur le marché alors que neuf (9) partent à la retraite, nous voilà au cœur d’un problème mondial vécu pratiquement par tous les pays industrialisés. Toutefois, Québec a su contourner le problème à sa façon…
Notre région ne compte plus que 18 % de fonctionnaires, contrairement à 28 % en 2008 et 33 % en 1992! Cette baisse est due en grande partie à la diversification de la grande région et à une vraie réingénierie de l’État entamée il y a quelques années en raison des retraites massives et des pénuries.
L’espérance de vie n’ayant cessé d’augmenter au fil des ans grâce à la recherche médicale et au niveau de vie élevé, le gouvernement a repoussé la retraite à 70 ans et propose aux travailleurs des compensations alléchantes pour qu’ils restent actifs le plus longtemps possible.
J’ai vu également la première université canadienne offrir des programmes bilingues anglais-français et même espagnol. Cette nouvelle orientation stratégique mise de l’avant par l’Université Laval a réglé en partie le problème de pénurie de main-d’œuvre spécialisée, en plus d’aider à l’accroissement de la population. Les collèges et les universités sont maintenant en lien direct avec les entreprises via les chambres de commerce, Emploi-Québec et le Ministère de l’Éducation afin de définir précisément les besoins en main-d’œuvre. Les commissions scolaires ont été abolies en 2015 et la technologie utilisée en 2026 allège grandement la charge de travail des professeurs.
Avec le programme Accord développé il y a 17 ans en collaboration avec un puissant allié, le Comité Québec multilingue, la région s’est ouverte sur le monde et est maintenant reconnue comme une région bilingue et multiculturelle. Elle est citée en exemple et a une force d’attraction incontournable au Canada et dans le monde entier.
La croissance de la population est aussi due en grande partie au baby-boom de 2010, aux missions à l’étranger réalisées il y a 16 ans, ainsi qu’au dynamisme et à la créativité incontestée des gens de la région. C’est une ville où il fait bon vivre et où la qualité de vie est jalousée par les autres métropoles canadiennes.
En raison de la croissance fulgurante de la population sur la Rive-Sud, un nouveau lien entre les 2 rives a été créé avec la construction d’un pont-tunnel reliant Lévis à Beauport, avec sortie sur l’Île d’Orléans (un tunnel à péage public/privé). La région s’est également dotée d’un train à grande vitesse et d’un aéroport avec accès direct à de multiples destinations d’affaires. Deux voies ont aussi été ajoutées dans les 2 sens sur l’autoroute 20 au niveau des ponts jusqu’à Lévis pour faciliter l’accès aux deux rives.
D’autre part, le parc technologique de Beauport s’agrandit et déplace ses bureaux administratifs à Lévis dans un nouvel édifice futuriste qui est un exemple mondial en développement durable (une ville dans la ville). De plus, nous sommes en pourparlers pour la construction de la phase II de la NeuroCité à Beauport; projet qui est devenu la référence en recherche et qui attire les chercheurs réputés et les meilleures entreprises du monde entier.
En plus d’être une grande ville reconnue pour son économie forte, son développement durable et son architecture avant-gardiste, Québec est attractive par ses grands événements et ses activités diversifiées : le nouveau site privé d’Expocité inaugure son complexe récréo-sportif après 1 milliard d’investissements publics et privés; notre équipe de hockey professionnelle est de retour grâce au nouveau casino et aux investissements effectués dans les infrastructures olympiques - un coup double pour maître Aubut qui s’est réconcilié avec les partisans en leur laissant un legs incomparable; les Jeux olympiques d’hiver de 2026 ont dégagé des surplus, un succès retentissant pour le Maire Labeaume qui tire maintenant sa révérence; et finalement, l’amphithéâtre multifonctionnel a déjà 10 ans et accueille d’année en année plus de 175 spectacles et événements pratiquement tous à guichets fermés, du jamais vu dans notre région!
Texte inspiré de la microconférence donnée le 6 mai 2009 par Marcel Bérubé, président de Groupe Perspective, à l'occasion de l'Événement Affaires Vision 2025 tenu par les Chambres de commerce de Québec et de Lévis et par la Jeune Chambre de commerce de Québec.
Découvrez ci-dessous la présentation visuelle de la microconférence :
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